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LE MUYU ou MOGUYO

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07 Juin

LE MUYU ou MOGUYO

Le muyu ou moguyo est un instrument de musique à percussion.
A l‘origine, ce « tambour » à fente en forme de poisson est frappé avec un bâton à rythme régulier, dans les temples aux moments importants des cérémonies.
Il est généralement en bois de camphrier laqué rouge et or.
Ce « tambour » *idiophone est utilisé par les moines et les laïcs dans la tradition bouddhique *Mahâyâna.
Il est souvent utilisé lors de rituels impliquant habituellement la récitation de *sûtras, de*mantra, ou d’autres textes bouddhistes.
Le poisson en bois est principalement utilisé par les disciples bouddhistes en Chine, au Japon, en Corée et dans d’autres pays d’Asie de l’Est, où la pratique du Mahâyâna, comme la cérémonie de récitation des sûtras, est répandue.
Dans la plupart des traditions bouddhistes, le poisson en bois sert à maintenir le rythme pendant le chant sûtra.
Dans le bouddhisme de la Terre pure (essentiellement basé sur la foi, la dévotion et la pratique de la récitation du nom du bouddha *Amitabha), le muyu ou moguyo est utilisé pour accompagner la pratique de ces récitations en chantant.
Aujourd’hui, cet instrument très populaire en Chine, est devenu indispensable dans les orchestres nationaux.

Parmi les nombreuses légendes qui décrivent l’origine du muyu, en voici une qui explique l’origine des poissons en bois.

Il y a plusieurs années, un bouddhiste chinois est allé en Inde pour recueillir des sûtras (Ecritures sacrées).
Sur son chemin, il est bloqué par une grande rivière inondée, sans pont ni bateau à proximité. A ce moment précis, un grand poisson apparaît et lui propose de l’aider à traverser la rivière. Quand ils ont atteint le milieu de la rivière, le poisson lui confit :
« Parce que j’ai commis un crime, j’ai été condamné à vivre dans cette rivière, pendant de nombreuses années. Je vous suis venu en aide pour réparer mes méfaits ».
Il poursuit en demandant au bouddhiste :
«Si vous rencontrez *Sakyamuni, pouvez-vous lui demander à quel moment je pourrais devenir un*Bodhisattva ».
Soucieux de traverser la rivière, le bouddhiste accepte la proposition du poisson, sans hésiter.
Après avoir passé 17 ans en Inde, le bouddhiste retourne en Chine, en ramenant avec lui les Ecritures. En revenant, il est de nouveau confronté à la rivière en crue.
Le voyant inquiet, le poisson apparaît une fois de plus pour lui venir en aide. Au milieu de la rivière, il demande enfin, au bouddhiste :
« Vous êtes parti depuis de nombreuses années en Inde, avez-vous demandé à Sakyamuni, à quel moment, je pourrais devenir un *Bodhisattva ».
Le bouddhiste lui répond qu’il est désolé, qu’il a oublié.
En entendant sa réponse, le poisson se met en colère et le fait tomber dans l’eau avec les Ecritures.
Un pêcheur passe à ce moment, il aide le bouddhiste à sortir de la rivière, mais malheureusement ses livres sont détruits.
Le bouddhiste rentre chez lui, fou de rage ; il se dit que le poisson lui a fait perdre 17 ans d’efforts.
Possédant une statue de poisson sculptée en bois, et en se rappelant son malheur, il frappe la statue avec un marteau en bois. A sa grande surprise, chaque fois, qu’il bat le poisson, ce dernier ouvre la bouche et prononce un caractère chinois. Le bouddhiste extasié et exulté, se met alors à battre souvent le poisson sculpté, qui, quelques années plus tard, caractère par caractère lui restitue l’ensemble des textes sacrés, perdu dans l’eau.

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