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Ornithorynque – Ornithorhynchus anatinus

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27 Jan

Cet étrange animal d’Australie, véritable puzzle sur pattes, a divisé le monde scientifique durant de nombreuses années. Le premier ornithorynque est découvert par les européens en 1798. Une peau et des dessins sont envoyés au British Museum et les scientifiques ont cru à un canular. Ce n’est qu’au début du 19ème siècle, lorsqu’un deuxième spécimen arrive en Europe, entier et conservé dans l’alcool, qu’il est disséqué et étudié ! Sa classification scientifique n’a pas été simple à résoudre et a semé la zizanie parmi les systématiciens durant 40 ans… Si le Dr shaw pensait que c’était bien un mammifère, en France, Lamarck le classait à part entre les oiseaux et les mammifères. Geoffroy Saint-Hilaire créa pour l’animal, la sous-classe des monotrèmes, en raison de la présence d’un cloaque, mais sans préciser s’il le rapprochait des reptiles ou des mammifères !

Son nom latin, Ornithorhynchus anatinus, signifie « oiseau à nez de canard » !

Cet animal aquatique est particulier à bien des égards, c’est un mammifère qui pond un à trois œufs, de la taille d’un raisin. La femelle les couve, entre sa queue repliée et son ventre durant 10 à 15 jours, recluse au fond d’un terrier dont l’entrée débouche sur la rivière. A la naissance, les nouveaux nés sont nus, aveugles et sourds. Comme la femelle ne possède pas de tétines, ils tètent le lait qui suinte des pores de la peau ventrale de leur mère. Les jeunes sortent du nid à l’âge de quatre mois.

L’ornithorynque est nocturne, il se nourrit de larves d’insectes, de crevettes, vers et mollusques. En plongée, il ferme ses yeux et ses oreilles situés dans un même repli de peau. Il localise ses proies en utilisant un système d’électro-réception, plus sensible que celui des requins, localisé sur toute la surface de son bec. Ses pattes palmées le propulsent dans l’eau à une vitesse de 3 à 4 km/h en pointe. C’est l’un des rares mammifères venimeux : le mâle possède un ergot creux, à l’intérieur de la cheville, reliée à une glande à venin.

La légende aborigène sur l’origine de l’ornithorynque:

« Selon un mythe aborigène, l’ornithorynque résulte de la désobéissance d’une jeune cane. La cane vivait avec ses congénères dans un étang. Tous avait peur du Mulloka, le Diable D’eau et ne s’était jamais éloigné de leur étang. Mais un jour, contre le conseil de ses aînés, la cane s’est aventurée en aval et s’est finalement retrouvée sur un coin d’herbe sur la rive. Ne sachant pas que c’était le territoire du Rat d’eau, elle s’y installa. En entendant la canne, le Rat d’eau apparu, l’a menaça de sa lance et, l’entraînant dans son terrier, la força à s’accoupler avec lui. Lorsque les œufs eurent éclos, la cane eut honte du résultat. Les bébés avaient un bec et des pattes palmées, mais au lieu de deux pattes ils en avaient quatre et leurs plumes étaient remplacées par de la fourrure. De plus sur chaque patte arrière ils avaient un ergot. Les premiers membres de la race ornithorynque étaient nés. »

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