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Momie de femme

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Momie de femme

Cette momie a eu plusieurs propriétaires successifs :

Le premier acquéreur de la momie se nomme Théophile Poilpot (1848-1915), né et mort à Paris. Peintre aquarelliste et graveur, il étudie à l’Ecole de Beaux-arts de Paris. Il épouse également une carrière politique, maire de Noisy-le-Grand de 1887 à 1892.
Le deuxième acquéreur est André Rouveyre (1879-1962), caricature et homme de lettres. Son travail de caricaturiste l’amène à dépeindre de nombreuses personnalités contemporaines, issues avant tout du monde de la littérature et du théâtre, il partage sa vie entre Paris et Barbizon.Il est fort probable, qu’il ait acquis la momie autour de la première guerre mondiale, il l’installe à Barbizon, dans sa villa « le canard sauvage », située route de Fleury à Barbizon.
Dès 1939, les troubles de la guerre poussent André Rouveyre à s’exiler dans le sud de la France ; il s’installe à Vence (Alpes-Maritimes).
La villa délaissée, cambriolée et occupée par des réfugiés régulièrement est confrontée au vandalisme ; il est probable que la momie ait perdu son cartonnage pendant cette période trouble.
Le troisième acquéreur, Hubert Masson, médecin-chef de l’hôpital militaire de Fontainebleau en devient propriétaire, le 15 juillet 1947. Aucune notification ne fait mention du prix de l’achat, si toutefois, il y eut transaction financière.
Auparavant, André Rouveyre essaie de la proposer aux musées ou aux amateurs privés. Mais au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’achat ou revente d’objets d’art ou d’archéologie n’est pas chose facile, la période ne s’y prête pas.
Quoi qu’il en soit, Hubert Masson considère la momie égyptienne comme un objet patrimonial, d’une valeur certaine et incontestable, et porte sur elle un regard scientifique.
Il entreprend de la radiographier et réussit à obtenir, à l’époque de très bons clichés du squelette. Sous les bandelettes goudronnées, le squelette et le relief cutané sont en parfait état, la momie est celle d’une fille d’1m65, âgée de 18 ans environ.
Dans le courant de l’année 1947, Hubert Masson offre la momie, délestée de son cartonnage et de son sarcophage (resté, quant à lui dans la famille Masson), au musée militaire, établi au 15, rue Royale à Fontainebleau et, dirigé alors par Hugo Fichter.
Dans les années 1970, le musée d’Art et d’Histoire militaire déménage de son emplacement pour le 88, rue Saint-Honoré. La momie n’accompagne pas le déménagement et reste  dans les locaux dorénavant occupés par la bibliothèque municipale, stockée dans un grenier.
A l’occasion du bicentenaire de l’expédition en Egypte de 1798, la momie est prêtée au musée Napoléonien d’Art et d’Histoire militaire de Fontainebleau qui organise une exposition intitulée « Rêves d’Egypte » du 15 juin au 30 septembre 1998. Elle y restera jusqu’en août 2013, date de la convention de dépôt, entre la Ville de Fontainebleau et la Ville de Châteaudun.
L’ensemble de la surface est recouvert d’une résine couleur ardoise de schiste, d’aspect granuleux et épais de quelques millimètres ; un tel processus de bandelettage, qui implique une forte proportion de résine, indique qu’il s’agirait d’une momie ptolémaïque.
La détérioration évidente au niveau des pieds : les orteils ont été débandelettés et demeurent aujourd’hui apparents ; quelques-uns d’entre eux ont même été cassés et sont manquants. Au niveau de la plante des pieds, la résine a presque entièrement disparu pour ne laisser place qu’à une fine couche de bandelettes. En revanche, l’ensemble du corps présente encore un aspect très compact et solide.

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