exposition Roland SIG

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10 Juin

L’exposition

Le musée des Beaux-arts et d’Histoire naturelle de Châteaudun a choisi de présenter une exposition sur Roland Sig dans une volonté de mettre en lumière le travail de cet artiste entrant dans le courant des surréalistes et, avec l’accord de sa famille, le faire sortir de l’anonymat. Cette exposition doit être considérée comme pouvant entrer dans le cadre de la commémoration de la 1ère Guerre mondiale.En effet, le surréalisme est une manifestation artistique issue, en très grande partie, de la guerre de 14-18. Par ailleurs, de l’immense bouillonnement artistique des 30 premières années du 20e siècle, il est le seul mouvement qui recouvre l’ensemble des expressions de l’art : la littérature (surtout la poésie), la peinture, la sculpture, le cinéma, la photographie, etc.Les grands noms en sont : Salvador Dali, André Breton, René Magritte, Frida Kahlo, Paul Eluard, Robert Desnos… pour ne citer qu’eux

Roland Sig est un artiste et poète surréaliste qui s’est spécialisé dans le collage tel que l’a défini son «mentor» Max Ernst, à savoir «si se sont des plumes qui font le plumage, ce n’est pas la colle qui fait le collage».

 

 

Tout artiste possède en lui ses secrets de création, faits de son histoire personnelle, ses influences, et bien sûr de son époque. Chez Roland Sig, ses «secrets» peuvent paraître contradictoires, à savoir plus simples en apparence à comprendre et bien plus compliqués lorsque l’on se penche sur l’homme et l’ordonnancement de sa vie.

Sa jeunesse

Roland Sig est né à Bougival (Yvelines) le 8 avril 1927 dans une famille très pauvre, touchée par la maladie (son père meurt de la tuberculose en 1933). Séparé de sa mère à cause de la contagion, il vécut avec son frère dans différentes familles d’accueil. En 1941, il intègre le cours complémentaire d’Asnières où, par l’intermédiaire d’un professeur de français, il découvre la littérature.

La vie sociale

Employé à 14 ans comme simple commis dans une grande compagnie d’assurance, il gravit avec acharnement et revanche sur son enfance pauvre, tous les échelons de la hiérarchie. A ce titre il est un exemple parfait de ce qu’à son époque on appelait «la méritocratie». Il termina dans cette conquête de l’échelle sociale comme directeur régional pour une autre compagnie, à Montpellier, jusqu’en juin 1959.

La vie amoureuse et familiale

Roland Sig s’est marié une première fois en août 1952. Mariage de quelques mois seulement. Il rencontre ensuite Madeleine à Montpellier. Ce sera sa compagne fidèle, son amour fou et sa muse. «Mado» sera sa protection, son garde fou pour lui donner ce qu’il ne pouvait assumer seul par son travail et son autre vie… celle d’artiste. De leur union naîtra Maguelone, leur fille, son autre rayon de soleil. Dès lors, il fera une séparation stricte entre sa vie sociale et sa vie familiale.

Roland Sig était un anarchiste, un libertaire dans l’âme. Ses années de pensionnat «à la dure» qui ont marqué son adolescence ne sont pas étrangères à son anarchisme.

Véritable autodidacte et lecteur boulimique, Roland Sig s’intéresse très tôt au surréalisme. Ses premiers contacts avec le surréalisme viennent de ses lectures mais la véritable illumination fut l’Exposition Internationale du Surréalisme de 1947 à la galerie Maeght.

Bien qu’écrivant déjà des poèmes, il est passionné par l’oeuvre de Max Ernst. Il réalise ses premiers collages vers 1948. Il reproduira scrupuleusement certaines oeuvres du célèbre artiste avant de réaliser son oeuvre personnelle «à laquelle le hasard imposa souvent des cycles et séries tantôt rapidement interrompus, tantôt repris et prolongés plusieurs années après.» Ainsi naitront les séries «Mutus Liber», «Images prises aux mots», «Déchiffrures», etc.

En 1951, André Breton répond à une lettre de Roland Sig en l’invitant dans son fameux appartement de la rue Fontaine. Il fut accueilli par Breton et Benjamin Péret avec, écrira-t-il plus tard, «une gentillesse, une sympathie absolument extraordinaires et inoubliables». Roland Sig ayant également un immense talent de calligraphe, Breton fera souvent appel à lui pour illustrer revues et manifestes.

Cependant, pour des raisons qui tenaient à l’exigence de son travail, il ne fut pas un assidu des apéritifs quotidiens du groupe surréaliste, place Blanche. Il se considéra toujours comme un sympathisant plus que comme un membre à part entière.

Loeuvre de Roland Sig est unique, elle ne fut exposée qu’à deux reprises : la 1ère à Cognac en novembre 1984 (il décèdera en janvier 1985) puis plus tard dans une galerie parisienne. L’exposition de Cognac a été réalisée sous la pression de ses amis. Homme de rigueur et de pudeur, il ne souhaitait pas vraiment se montrer et… encore moins se vendre.«Surréaliste oui mais Dadaïste sûrement pas, ses règles de vie n’étant en aucune manière compatibles avec le désordre.»

Le bureau de l’artiste, son domaine réservéLorsqu’il arrivait chez lui après son travail, l’ordre était programmé, immuable ! Sa douche, son réajustement vestimentaire (toujours impeccablement habillé), dîner et babillages divers, puis direction son bureau, son antre, son domaine et peut-être son exil volontaire. Nul n’y avait accès, sinon au risque d’irruptions vocables qui désolait l’importune (sa fille Maguelone avait toutefois parfois l’autorisation d’interrompre l’aventure créatrice du maître). Roland Sig travaillait parfois jusqu’à l’aube naissante pour ensuite repartir au travail.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le collage est une technique propre au surréalisme qui fait s’assembler des images nouvelles à partir d’illustrations différentes. Ces images font appel au rêve, au hasard, avec pour but une création à part entière. Selon le journaliste et écrivain Vincent Noce, «le collage est en plein dans le jeu de transpositions, non seulement d’une image à l’autre, mais de l’écriture automatique aux arts plastiques.» Le collage tient donc de l’alchimie poétique.

Max Ernst est sans doute l’un des surréalistes qui a réalisé le plus de collages et qui fut l’inventeur de cette technique. Certes Picasso et Braque notamment, avaient introduits avant 1914 des photos dans leurs oeuvres mais il s’agissait davantage d’un ajout à la matière du tableau. Avec Ernst, le collage est à lui seul un tableau. Il réalisera une grande partie de ses collages à partir d’illustrés populaires du 19e siècle.

Parmi toute sa production, les «romans-collages» sont une étape importante. Les expositions de ces «romans-collages sont extrêment rares (la dernière aurait eu lieu au musée d’Orsay en 2009 et présentait les 182 tableaux composant «une semaine de bonté».)Par ailleurs Max Ernst était aussi peintre et scultpteur. Il a notamment réalisé la fontaine d’Amboise, commandée en 1966 par le maire de l’époque Michel Debré.

 

 

 

  • Conférence «Les chemins du surréalisme» par Anne ChevéeSamedi 7 avril à 15 heures au théâtre municipal (place Saint-André)Entrée :
  • Nuit des muséesSamedi 19 maiAccès gratuit à l’expositionPrésentation des travaux réalisés par les élèves des classes de Châteaudun dans le cadre des Temps d’activités périscolaires et par les enfants dans le cadre des ateliers vacances.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Horaires d’ouverture

Du 1er septembre au 30 juin

Les lundis, mercredis, jeudis et vendredis
De 9 à 12 heures et de 13 h 30 à 17 heures

Les samedis, dimanches et jours fériés
De 14 à 17 heures.
Fermé le mardi.

Tarifs

Adulte : 4,30 €
Etudiant (à partir de 19 ans) et Pass Pays Dunois : 2,60 €
Enfant jusqu’à 18 ans inclus : gratuit

Groupe d’enfants avec animation ou visite commentée : 1,67 €
Ou forfait de 4 séances pour une classe : 100 € (Les classes maternelles et élémentaires, publiques ou privées, de Châteaudun et du Grand Châteaudun, ont la gratuité tout au long de l’année pour toutes les animations scolaires).

Groupe d’adultes (à partir de 20 personnes) avec visite commentée : 4 €Les visites guidées se font uniquement sur rendez-vous.

 

 

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